(B)réflexions sur la vie qui va
Les vieux jours accomplissent les jours qui les ont précédés : ils valent ce qu’a valu, c'est-à-dire créé, en termes d’être, la vie. Les vieux jours ne valent d’être vécus que si on a vécu valablement, c'est-à-dire créativement, donc aventureusement.
Or, si on fait du facteur financier le facteur déterminant et si, en plus, on veut s’assurer de toucher sa mise le moment venu, on va, forcément 1) vivre pour capitaliser et 2) prendre le moins possible de risques. Ce qui est le moyen le plus efficace de ne rien faire de valable de son existence, c'est-à-dire de la gâcher et de la terminer, par conséquent, en… laideur.
La « retraite » que la plupart de nos contemporains se préparent porte bien son nom, synonyme de débâcle. Napoléon se serait bien passé de la sienne, en Russie.